Infos pratiques sur la Chine

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Ce site a pour but de donner un complément d'information aux routards, aventuriers, globe-trotters et voyageurs de tout poil ayant déjà étudié la question et désirant partir en Chine.
Ce n'est pas un guide ni un journal de voyage, mais les informations présentes sont récentes et actualisées régulièrement.
Voyager dans la Chine profonde se mérite.
C'est un déplacement dans l'espace et le temps.
C'est une odeur de merde et de fumée de charbon de bois omniprésente à la campagne. La pollution industrielle. Le bruit (des klaxons, des travaux publics, des hauts-parleurs commerciaux). La fumée de cigarette dans les transports, les bars.
La crasse dans les hotels bon marché, les toilettes publiques, les restaurants où verres et assiettes sont lavées dans une bassine à l'eau saumâtre.
C'est voir des femmes casser des pierres à coups de masse au bord des routes, c'est faire 200 km en 10 heures sur des routes de montagne qui s'effondrent à mesure qu'on avance.
Bref, c'est le dépaysement complet.
Il est indispensable de savoir dire quelques mots. La gentillesse et l'hospitalité des chinois fera le reste. Si vous êtes français n'hésitez pas à le dire, c'est une carte de visite. Ayez des cigarettes sur vous (pas les moins chères), même si vous ne fumez pas, et offrez-en aux personnes rencontrées, c'est une manière typiquement chinoise de créer le contact. Si on vous en offre ne la refusez pas, par contre vous n'êtes pas obligé de la fumer de suite.

 

Les transports intérieurs

On prend le bus dans les gares routières mais aussi au bord des routes à la campagne. Le prix dépend de la longueur du trajet et semble -t-il de l'état des routes. On peut prendre le billet au guichet mais aussi souvent directement auprès du chauffeur (pour moins cher, il a sa combine). Il part de plus en plus à l'heure, s'arrête environ toutes les 2 heures pour la pause pipi. Aux arrêts des marchands ambulants proposent des bricoles à grignoter. Avoir toujours du papier sur soi pour les toilettes. Dans le car on fume, mange, boit, crache et vomit.

Différents types:
Wopuche (bus couchette) avec draps et oreillers
Yebanche (bus de nuit) sièges confortables
Baibanche (bus de jour) moins confortables

Les minibus privés (Zhongbanche): on discute le prix avant de monter. Il ne part que quand il y a assez de monde. Il prend des tas de gens en route. Confort minimum. Il y en a partout pour toute direction.

Le train : il faut faire la queue pour les billets, il ne va pas vite mais il va loin. Eviter le périodes de fêtes, ils sont plusieurs centaines de millions à vouloir prendre le train. Il y a les couchettes dures et les molles (plus cher). Il permet de rencontrer des tas de gens.
Le taxi: Se faire écrire l'adresse de destination par un chinois. Si le taxi a un compteur, vérifier qu'il fonctionne au démarrage, pour le paiement on arrondit au kuai supérieur; si pas de compteur discuter impérativement le prix avant de partir. S'éloigner de la sortie des gares et aéroports pour avoir un prix plus décent.

Le vélo
: on en loue dans les hotels, dans la rue, chez les réparateurs. De 10 à 100 kuai suivant l'endroit où on est. Rarement flambant neuf mais robuste. Mettre l'antivol quand on en descend.

Il y a enfin l'avion si on est pressé ou pourvu d'assez d'argent...

Chercher un vol - Acheter un billet d'avion sur une ligne intérieure chinoise
http://english.ctrip.com/
http://www.elong.net/

Rechercher un horaire de train en Chine
http://www.travelchinaguide.com/china-trains/index.htm

Le restaurant

Il y a toutes sortes de restaurants, du grand restaurant de cuisine cantonaise au boui-boui de rue où on mange pour 3 kuai. Montrer ce que l'on veut dans la cuisine ou à la table des autres clients. Le pourboire n'existe pas.
Dans les restaurants de rue on choisit les ingrédients (légumes, viandes) et on laisse le cuisinier faire à sa façon. Si on ne veut pas de piment le préciser de suite (il y en aura de toute façon).
Vos voisins de table cracheront et jetteront les os par terre, c'est normal, ne pas s'en émouvoir.

L'hôtel

Les grands hôtels sont les plus chers (dans les grandes villes les prix sont comme chez nous, le standing pêche toujours par de menus défauts (robinetterie, propreté de la moquette).
Les hôtels interdits aux étrangers se font de plus en plus rares. C'est beaucoup moins cher que les précédents pour une prestation comparable. Avec de la patience et de bons arguments on peut entrer quand même (mieux vaut parler chinois).
Les hôtels d'état sont bon marché mais tristes, jamais parfaitement propres, le personnel revêche et lymphatique. Ils sont parfois encore obligatoires dans certaines petites villes de province.
Les petits hôtels, les guesthouses, les dortoirs sont très bon marché (à partir de 10 kuai le lit), le confort minimum, l'hygiène aléatoire (avoir son sac à viande avec soi). C'est quand même le plus sympa.
Souvent on vous demandera une caution pour la clé (ne pas oublier de la réclamer en rendant la clé). Il faut aussi remplir une fiche de police.

Se repérer en ville

Il est bon d'acheter une carte dès qu'on arrive dans une ville, à la gare, kiosque à journaux, hôtel. Ce sera un moyen de communication pour se déplacer, demander sa route, trouver banque ou hôtel. Les restaurantset les hôtels ne sont pas toujours faciles à reconnaître, de plus en chinois c'est souvent le même mot. Demander.

Santé

Ne jamais boire d'eau du robinet ou de fontaines. Les chinois eux-même évitent. Partout on vous proposera de l'eau bouillie chaude (kai shui), on peut la boire en toute confiance.
Le piment dans la cuisine n'a pas qu'un rôle gustatif ou digestif : c'est aussi un antiseptique. Eviter les légumes crus, salades, fruits non pelés, glaces à l'eau dans la rue.
L'OMS a catalogué le Yunnan (sud) et le Guizhou en zone 3 pour le paludisme : zone la plus résistante aux antipaludéens classiques : la nivaquine n'est donc pas efficace, il faut attaquer le lariam ou le malarone. Mais est-ce bien nécessaire? Difficile à dire, le risque n'est réel que si on ballade beaucoup dans les zones rurales, forêts, cours d'eau; le traitement n'est de toute façon pas efficace à 100% et les effets secondaires possibles (passablement effrayants pour le lariam). L'attitude la plus efficace est quand même la prévention, à savoir des répulsifs anti-moustiques (deet très efficace), moustiquaire et vêtements couvrants assez épais.
Immodium et ercefuryl obligatoires (ou leurs équivalents génériques, trou de la Sécu oblige) dans la trousse à pharmacie pour les ennuis intestinaux.
Si vous devez consulter à l'hôpital, sachez que souvent leur premier acte médical est de vous transfuser un antibiotique large spectre avant tout diagnostic.

Acheter

Marchander fait partie de l'acte commercial. Sauf dans les magasins à l'occidentale à prix affichés (on peut quand même avoir une ristourne), le marchandage est non seulement normal mais indispensable pour espérer se rapprocher du prix réel. Les sites très touristiques sont les moins évidents pour faire baisser le prix à cause des touristes chinois qui se mettent un point d'honneur à ne pas discuter (pour prouver leur statut social) et les touristes en voyage organisé qui sont ce qu'ils sont : là on préfèrera ne pas vous vendre que baisser. Marchander n'est pas discuter pour le plaisir : il est très mal vu de refuser d'acheter alors que le commerçant accepte votre prix, ou de marchander juste pour le fun.